Frise chronologique
1575
Fondation de la confrérie
Fondation de la confrérie
1575 (≈ 1575)
Première assemblée des Pénitents bleus.
1622-1626
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1622-1626 (≈ 1624)
Dirigée par Pierre Levesville pour les Pénitents bleus.
1734-1735
Décoration intérieure
Décoration intérieure
1734-1735 (≈ 1735)
Bas-reliefs de Marc Arcis et décors baroques.
1792
Dissolution de la confrérie
Dissolution de la confrérie
1792 (≈ 1792)
Chapelle devient temple décadaire pendant la Révolution.
1801
Transformation en église paroissiale
Transformation en église paroissiale
1801 (≈ 1801)
Modifications par Jacques-Pascal Virebent en 1805.
1980
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1980 (≈ 1980)
Protection officielle de l’édifice et de son patrimoine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chapelle des Pénitents Bleus (ancienne) (cad. AB 261) : classement par arrêté du 6 mars 1980
Personnages clés
| Pierre Levesville - Architecte |
Conçoit la chapelle en 1622. |
| Louis XIII - Roi de France |
Premier membre royal de la confrérie. |
| Marc Arcis - Sculpteur |
Auteur des bas-reliefs (1734-1735). |
| Jacques-Pascal Virebent - Architecte municipal |
Transforme l’église en 1805. |
| Jean de Salinge - Peintre |
Décore la voûte au XVIIe siècle. |
| Henri Bach - Architecte |
Restaure le chœur en 1857-1858. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jérôme de Toulouse, initialement chapelle des Pénitents bleus, fut édifiée à partir de 1622 par l'architecte Pierre Levesville sous le règne de Louis XIII, premier roi membre de cette confrérie. La première pierre fut posée par l'évêque de Pamiers en 1622, et le gros œuvre achevé en 1626. La décoration intérieure, incluant des bas-reliefs de Marc Arcis (1734-1735) et des peintures de Jean de Salinge, reflète l’art baroque toulousain. La confrérie, fondée en 1575, occupa plusieurs lieux avant de s’installer définitivement dans cette chapelle en 1627.
Pendant la Révolution française, la chapelle devint un temple décadaire dédié à l’Être Suprême, puis fut transformée en église paroissiale en 1801. L’architecte Jacques-Pascal Virebent modifia l’intérieur en 1805, agrandissant le chœur et ajoutant un clocher hexagonal. Au XIXe siècle, des restaurations et ajouts artistiques, comme les vitraux de Paul Chalon et les fresques de Justin Pibou, enrichirent l’édifice. L’église fut classée Monument Historique en 1980.
L’église se distingue par son plan centré ovale, ses deux rotondes, et son Passage Saint-Jérôme, une galerie reliant les entrées de la rue du Lieutenant-Colonel-Pélissier et de la rue de la Pomme. Ce passage expose des objets liturgiques, dont un ostensoir-reliquaire en vermeil. Les chapelles latérales, comme celle de Notre-Dame de Bon Secours (restaurée en 2009), abritent des retables et statues baroques. L’orgue de tribune et les décors peints, bien que partiellement disparus, témoignent de son riche patrimoine artistique.
La confrérie des Pénitents bleus, dissoute en 1792, joua un rôle clé dans la commanditaire des œuvres. Des artistes locaux, comme le sculpteur Mathieu et le peintre Hector Estienne (fresque de 1639), contribuèrent à son embellissement. Le mobilier, dispersé pendant la Révolution, fut en partie restauré au XIXe siècle. Aujourd’hui, l’église, intégrée au Sanctuaire Saint-Jérôme depuis 2016, reste un lieu de culte et de patrimoine majeur à Toulouse.
Son architecture mêle brique toulousaine et éléments baroques, avec des toits en tuile et une flèche en ardoise. Les modifications successives, comme l’ajout des coupoles en plâtre par Virebent ou les bas-reliefs d’Henri Bach (1857), illustrent son évolution. Les vitraux et la chaire à prêcher (1805), conçue par Jean-Louis Ajon, complètent cet ensemble remarquable. L’église symbolise à la fois l’histoire religieuse toulousaine et l’art baroque méridional.